Lac d’Aulagnier – St Julien-en-Champsaur

Samedi 30 mai 2020

Hop! Dès l’annonce de la possibilité d’élargir le cercle du confinement à 100 kilomètres à vol d’oiseau nous avons libéré notre envie, si longtemps contenue, et nous nous sommes lancés en quête d’un séjour dans nos Alpes chéries! Le printemps est une saison idéale pour nous qui aimons le renouveau et les floraisons somptueuses dans des paysages de hautes montagnes.

C’est sur Saint-Julien-en-Champsaur que nous avons jeté notre dévolu car ce petit village rural est situé dans notre rayon de 100 km. En même temps il donne accès à l’une des belles vallées des Alpes donnant sur le Parc National des Ecrins que nous plaçons au firmament de nos lieux préférés et qui continue de nous attirer comme un aimant depuis des décennies…

Le Champsaur nous est déjà très familier: nous y avons séjourné un mois il y a si longtemps que je n’ose nommer l’année, cela ne me rajeunirait pas! C’était un très beau séjour dans un gîte rural aménagé dans une ancienne ferme près du petit village de Chabottes. Notre belle forme physique nous a fait grimper au sommet du Vieux Chaillol, un 3000 m remarquable des Ecrins, vers les splendides Lacs de Crupillouse, avec de jolis records de dénivelées. Et tant d’autres lieux nous ont beaucoup marqués et restent chers à notre coeur…
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Cette année nous optons pour des balades douces et contemplatives, suivant ce que la météo voudra bien nous laisser entreprendre car les températures de ce mois de mai 2020 sont déjà anormalement estivales et les orages fréquents sur les reliefs. Nous essaierons de passer entre les gouttes et visiter ce qui est possible…

Une grande méditation sur la météo de notre séjour nous a fait prendre la décision de partir le samedi de bonne heure afin de profiter d’une journée ensoleillée qui devrait, hélas, se terminer par des orages.

Très bonne idée! Dans la pratique cette initiative nous permet de visiter l’environnement immédiat de Saint-Julien, un paysage de bocages très verdoyant. D’immenses prairies fleuries, des champs de céréales, des haies et chemins creux ombragés, des forêts… Tout cela se mêle et s’entrelace sur les grandes pentes qui servent d’appui aux montagnes gigantesques qui tournent souvent autour de 3000 m par ici. L’opulence normande installée en plein coeur des Alpes, vaches et moutons inclus!

Au programme de ce jour, une petite randonnée en boucle autour du petit Lac d’Aulagnier, qui fait face à l’immense Montagne de Faraud, superbe chaîne du massif du Dévoluy ,situé entre les Alpes du Sud et du Nord. C’est un endroit apprécié des pêcheurs, des randonneurs, mais aussi des jeunes familles de canards!

Bel endroit pour le pique-nique que ces berges bordées de roseaux, d’iris jaunes et de quelques arbres magnifiques!

Poursuite de la balade entre prés et champs vers le petit village d’Aulagnier, qui a donné son nom au lac.

Les nuages blancs grossissent… Mais pas d’alerte immédiate! Nous visitons tranquillement un village où nous sommes vraiment presque seuls, rares sont les habitants qui mettent le nez dehors.

Dommage, la petite chapelle est fermée.


Mais à côté d’elle, un parterre de cerfeuil sauvage prend toutes ses aises…

Par contre le four banal est ouvert et des panneaux explicatifs nous parlent de temps anciens où le pain se cuisait collectivement dans ce local.

Les cerises font envie, rouges et brillantes, dans un coin de jardin.


Sur une vieille bâtisse , une relique du passé suggérant un moyen de transport particulier


Sur un lilas d’Espagne, un magnifique papillon machaon!


Poursuivant notre petite route, des arbres trognes nous suggèrent un monde inquiétant et fantastique. Pathétiques et splendides en même temps! Ce nom de « trogne » viendrait du gaulois trugna, « nez, museau » et semble bien être passé dans le langage courant pour désigner une drôle de tête!

Un vieux tracteur fatigué finit ses jours paisiblement dans les fleurs…

L’utilisation du bois semble très répandu par ici. Voici une maison d’habitation en pleine nature.

Pour l’achat de fromages locaux, c’est loupé, l’heure de fermeture est annoncée à la porte et nous sommes en plein dedans!

Nous reprenons la voiture et nous nous lançons sur une petite route qui grimpe vers un très beau point de vue d’où nous pouvons admirer St Julien-en-Champsaur et son environnement bocager, notre futur lieu de séjour, dont nous pourrons prendre possession à 16 heures.

La jolie petite chapelle du Chenet a tout l’espace qu’il lui faut pour être bien mise en valeur et vue de loin.

Le four banal et la fontaine ont été restaurés récemment.


Petite curiosité: une boite aux lettres 1900, surnommée « mougeotte », première boite aux lettres normalisée, en France.

Nous serions bien montés jusqu’à Chaillol mais nous avons eu droit à un lâcher de grêle intempestif assez impressionnant, mitraillant notre voiture, juste pour le fun, car heureusement, cela n’a pas duré. De toute façon, il était l’heure d’aller découvrir notre gîte Vers les cimes, accueillis par la très sympathique famille Paulin-Bonnelli. Ce sera notre « sweet home » pour la semaine du 30 au 6 mai 2020.

Une fois installés, petit tour dans le cœur du village, dominé par la silhouette de l’église, qui paraît encore plus haute, juchée comme elle l’est, sur une grande plateforme d’où l’on peut admirer le bocage à perte de vue.

Au pied de l’église, face à la Mairie, Place Vivian Meier. Oui, la famille maternelle de cette photographe franco-américaine, connue maintenant dans le monde entier, a des attaches très fortes dans le Champpsaur, dont elle a saisi avec talent les gens et les paysages. Lien vers l’Histoire de Vivian Meyer en français – Lien vers le site officiel en anglais  Vivian Meier Photographer

Les impressions d’André sur la journée

30 mai 2020
Balade autour du Lac Aulagnier, Le Chanet, sa chapelle et son lavoir.

Pour nous déconfiner aisément, nous avons jeté notre dévolu sur le Champsaur, que nous connaissons peu puisque notre dernière incursion date de … 1987 ! Aujourd’hui il est hors de question de grimper les cîmes que nous avions découvertes alors. Le vieux Chaillol dont nous avons gravi le sommet au milieu des éboulis et de la neige n’est qu’un lointain souvenir. Le passé est là aussi sur les cartes de randonnée, avec les lacs de Crupillouse – une dénivelée vertigineuse qui nous faisait dire, au retour, que nous n’y retournerions pour rien au monde, même si nous y avions perdu un magot de quelques centaines d’euros (des francs, à l’époque …)
Alors nous avons décidé d’y aller doucettement. Une petite randonnée autour du lac d’Aulanier nous met à l’aise, car le but du jour est de ramener une belle provision de photos et de séquences filmées. La nouvelle caméra 4k n’est pas encore maitrisée, malheureusement. Les bons réflexes ne sont pas encore là. Quant au drone, censé filmer le lac d’en haut, j’ai tout simplement arrêté le tournage d’une façon sauvage – sans même m’en rendre compte. Résultat : nous allons y retourner car c’est un fiasco total. Ceci étant, tout n’est pas à jeter, loin de là. Il reste assez  pour commencer un petit film. Allez, on est impatient de voir la suite – et surtout de montrer que les leçons ont été bien retenues.
Bien sûr, nous avons profité d’un ciel magnifique. Mais aussi de la grêle qui a mitraillé notre pôv véhicule. Et nous avons été bien contents de trouver un gîte magnifique. Au moins, il peut pleuvoir des cordes et même neiger, nous sommes à l’abri ici et nous avons fort à faire.

Diaporama du jour (cliquer pour  l’ouvrir)

2 réflexions sur “Lac d’Aulagnier – St Julien-en-Champsaur

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